Les technologies d’assistance, c’est quoi ?

Transcription de la visioconférence

Bonjour à toutes et à tous.
Aujourd’hui notre petit focus va se faire sur les technologies d’assistance. Donc on va essayer de voir ça ensemble.

Je vais me présenter pour débuter. Je suis Ingrid Lefèbvre, je suis consultante experte en informatique adaptée, accessibilité numérique et adaptation des documents.

Donc l’informatique adaptée, c’est que je peux mettre en place des aménagements de poste, trouver les solutions qui vont bien aller en fonction des besoins et des difficultés des personnes en situation de handicap et de les former.

L’accessibilité numérique, je pense que vous êtes ici, vous devez le savoir, c’est de permettre l’information, l’accès à l’information et aux fonctionnalités numériques à tous, y compris les personnes en situation de handicap.

L’adaptation de documents, c’est davantage faire en sorte que des documents qui sont sous une forme, par exemple un livre, deviennent un élément numérique ou tout simplement qu’il puisse être transcrit en braille.

Donc, notre thème du jour les technologies d’assistance pour débuter.

Déjà, les technologies d’assistance, ça s’adresse à qui?

En me présentant, vous avez peut être entendu un tout petit peu à qui ça peut servir, et vous êtes peut être déjà un tout petit peu.
Au fait, j’ai fait un focus ici sur quatre typologies de handicaps.

Par exemple, les personnes déficientes visuelles vont avoir besoin d’avoir des technologies d’assistance parce qu’elles ne peuvent pas, par exemple, lire des documents ou des textes en noir de la même façon qu’une personne qui n’est pas déficiente visuelle. Ça peut être une nécessité de contrastes, ça peut être une nécessité de grossissement. Et donc pour ces raisons là, les personnes déficientes visuelles, en tout cas celles qui en ont le besoin, vont utiliser des technologies d’assistance.

Pour les personnes qui sont déficientes auditives. Et bien ça peut passer nécessairement par des sous-titrages, ça peut passer aussi par des aides techniques qui sont des implants.

Par exemple, pour les personnes qui sont déficientes motrices, on peut avoir des besoins par l’empêchement d’accès au clavier des membres supérieurs. d’utiliser d’autres technologies d’assistance qui peuvent être des claviers, qui peuvent être aussi d’autres éléments qu’on verra ensemble.

Enfin, pour mon dernier focus, les troubles cognitifs. Les personnes qui sont par exemple dyslexiques ou qui ont un trouble de l’attention vont avoir besoin. Pas forcément toutes, mais en tout cas celles qui en auront besoin, de technologies d’assistance pour pouvoir par exemple lire par une synthèse vocale des documents sur les technologies d’assistance. Ça vous permet de savoir vers qui on va se tourner.

Pour faire quoi?

Pour lire des contenus. Alors lire des contenus, ça va supposer quand même un tout petit peu, que ce soit en complément d’une accessibilité de ces éléments là.

Si je lis un PDF non accessible, ma technologie d’assistance ne m’aidera pas forcément. Donc on va pouvoir lire tous types de contenus des vidéos, des PDF, tous types de fichiers qu’on va pouvoir utiliser sur un ensemble de supports numériques qui peuvent être donc un ordinateur, une tablette, mais également un distributeur automatique de billets ou tout autre mobilier urbain qu’on pourrait avoir besoin d’utiliser puisque ce sont également des supports numérique.

Sur les supports, ça va nous permettre aussi de naviguer parmi les fonctionnalités. Je vais sur un site, je mets des éléments dans mon panier, j’utilise des fonctionnalités. Donc toutes les technologies d’assistance vont pouvoir, en complément de l’accessibilité numérique, venir compenser l’élément nécessaire pour les personnes en situation de handicap en fonction de son besoin.

Je vous propose de voir une petite vidéo qui va vous montrer quelques technologies d’assistance. Quelques usages. Cette vidéo a été montée par Sady Paulson que vous verrez dans la vidéo. Je vais juste activer les sous titres et puis le générer en français puisque ce sera beaucoup mieux. Et c’est parti!

Transcription de la vidéo

[Sady] Les gens pensent que le fait d’être handicapé est un obstacle. Mais ce n’est pas ainsi que je vois les choses. Vous pouvez retrouver vos amis. Vous pouvez immortaliser un moment avec votre famille.

[Synthèse vocale] One face, small face, focus lock.

[Sady] Et vous pouvez commencer la journée de bonne heure. Vous pouvez partir à la découverte d’un nouvel endroit 3 miles jusqu’au sommet. Vous pouvez vous concentrer sur chaque mot de l’histoire.

[Synthèse vocale] A bird began to sing. Jack open his eyes.

[Sady] Vous pouvez prendre le long chemin pour rentrer chez vous. Ou monter un film. Comme celui-ci. Quand la technologie est conçue pour tout le monde. Elle permet à chacun de faire ce qu’il aime.

Y compris moi.

On vient de voir différentes technologies d’assistance.

On a vu une personne qui prenait possiblement son enfant en photo et qui utilisait une technologie d’assistance pour le guider, pour savoir s’il y avait une personne ou plusieurs personnes, si elle était dans le cadre. Donc, on a utilisé une technologie d’assistance.

On a vu Sady sur la fin, la monteuse du film, on la voit utiliser des contacteurs.

On a vu aussi le petit garçon qu’on a en ce moment en focus écran, qui utilisait une synthèse vocale pour lire le livre avec les différents petits éléments qui qui avançaient.

Donc, on a vu plusieurs usages, en tout cas de technologies d’assistance.

On va évidemment systématiquement, en fonction de l’utilisateur et de son besoin, avoir besoin de technologies d’assistance différentes. Ces technologies d’assistance vont permettre en fait de l’humain vers la machine, de pouvoir cliquer, saisir, toucher, mais peut être d’une façon différente, c’est à dire de peut être cliquer avec un autre outil qu’une souris, de pouvoir saisir autrement qu’avec un clavier physique, de pouvoir évidemment toucher mais d’une autre façon

Et de la machine vers l’humain. Ça va être aussi de permettre de regarder, lire, écouter, toucher et comprendre avec cette technologie d’assistance, mais peut être aussi d’une autre façon que celle qui est l’utilisation commune. Concrètement, dans l’interaction des technologies d’assistance avec un contenu numérique, on va avoir une partie d’action. Donc la partie d’action, elle peut être réalisée soit par un clavier, une souris classique, mais ça peut être aussi réalisé par une technologie d’assistance spéciale. Par exemple une souris adaptée.

Cette action va nécessairement entraîner, au niveau du contenu numérique, un élément, une action. Ça va forcément donner une réaction. Évidemment, un logiciel d’assistance va permettre de me donner ensuite une restitution. La restitution, elle peut être classique. J’ai une restitution sur un écran, mais cette restitution sur l’écran, elle peut être agrandie. Elle peut avoir un élément qui est différent en termes de de taille, de texte, de couleur. Je peux avoir un retour qui va se passer par une synthèse vocale ou simplement par un lecteur d’écran, ou encore des outils comme une plage braille dont on va reparler dans quelques instants.

Toutes ces interactions vont permettre de compenser des éléments qui, nativement, pour une personne en situation de handicap (qui nécessite une aide technique), ne pourra pas le faire comme une personne qui n’a pas besoin de ces aides techniques. C’est surtout ça qui est à retenir dans ces interactions technologies d’assistance.

On va faire un focus sur la déficience visuelle et les technologies qui sont dédiées à la déficience visuelle.

Le lecteur d’écran et le grossisseur d’écran sont les principales technologies d’assistance utilisées par les déficients visuels.

Pour une part, le lecteur d’écran va plutôt être utilisé par des personnes qui sont non-voyantes, donc qui sont empêchées de lire de manière classique. Et le grossiseur d’écran va venir lui améliorer les éléments qu’on va avoir, notamment à l’écran

Pour les plages braille et les blocs-notes braille, ce sont des éléments qui ne peuvent être utilisés que si la personne est brailliste. Ces éléments là, en tout cas pour la plage braille, vont devoir être couplés à un lecteur d’écran pour pouvoir être utilisés. Lorsqu’on a un outil qui est parfaitement autonome, on aura éventuellement une partie bloc-notes braille ou dans la plage braille, une fonction bloc-notes qui permet d’être utilisé en autonomie. Et pour une plage braille classique, elle est nécessairement utilisée avec un lecteur d’écran.

Des loupes électroniques vont plutôt être utilisées par des personnes qui sont malvoyantes. Ces loupes électroniques vont permettre d’utiliser différentes améliorations. Des grossissements, des inversions de couleurs. Plusieurs possibilités en termes de couleurs. Ça peut être des bleues avec des jaunes, ça peut être tout simplement aussi des noir et blanc. Donc on va avoir plusieurs fonctionnalités possibles.

Pour les téléagrandisseurs, on va avoir la même chose en beaucoup plus grand qui permettrait de passer un magazine, un journal, un livre sous la caméra de la machine et obtenir la restitution. Si vous la voyez, c’est en bas, tout à fait à droite de mon écran. Et pour certains modèles, on va pouvoir aussi avoir un retour vocal. Donc on a un OCR intégré et un retour vocal qui permet d’obtenir le contenu et qui va permettre aussi de le suivre, comme on l’a vu tout à l’heure avec la vidéo qui a été montée par Sady.

Je ne peux malheureusement pas vous donner l’ensemble des éléments parce que j’aurais pu parler de clavier, j’aurais pu parler lumière, j’aurais pu donner des éléments beaucoup plus importants sur notre webinaire. On a peu de temps, donc on va faire le focus là dessus et on va continuer pour que vous ayez le temps de voir la démonstration des lecteurs d’écran et grossisseur dans quelques instants avant de voir cette démo.

À quoi ça sert un lecteur d’écran ou un logiciel de revue d’écran?

Ça permet de donner les éléments qui sont présents à l’écran, mais pas sous n’importe quelle condition, à condition de connaître son clavier et que pour l’utilisateur, il y a eu un apprentissage de ces raccourcis clavier dédiés. Par exemple, je peux avoir un raccourci clavier qui va me donner le titre de la fenêtre, qui va me donner le texte, qui va épeler le mot sur lequel je suis.

Ces éléments là, évidemment, doivent être appris, mais une fois qu’on les apprend, le lecteur d’écran va permettre d’obtenir toutes ces informations là. Il va me permettre de savoir aussi, par exemple tout bêtement, l’état d’une case à cocher. Il va me permettre de savoir si j’utilise une plage braille en complément, de l’orthographe d’un mot sans avoir besoin de le faire épeler. Ça, c’est ce que va vous permettre de faire un lecteur d’écran.

Il va permettre de naviguer aussi dans les fonctionnalités, par exemple dans un ruban avec les fonctionnalités gras, italique, changement de police, etc. Toutes ces fonctionnalités qui sont présentes. On va pouvoir également naviguer et interagir grâce au lecteur d’écran et un clavier.

Je vous propose donc une petite vidéo de lecteur d’écran. Je précise maintenant, et ce sera le cas des autres vidéos, afin de ne pas avoir de perturbations pendant notre webinaire de branchement débranchement de lancement d’applications, je vous ai fait des vidéos pour que ce puisse être le plus neutre possible en termes d’interaction.

Transcription de la vidéo

[Ingrid L.] Il est possible de lire la ligne courante avec le lecteur d’écran.

[Synthèse vocale] L’utilisateur du lecteur d’écran doit utiliser de nombreux raccourcis clavier…

[Ingrid L.] De lire tout à partir de la position du curseur.

[Synthèse vocale] Utilisateur de lecteur d’écran doit utiliser de nombreux raccourcis clavier et les maîtriser afin de concevoir un document, de lire un document, de modifier ou réviser un fichier partagé. De naviguer parmi les différentes applications ouvertes comme sur le web.

[Ingrid L.] On peut arrêter la lecture avec le contrôle. On peut lire le titre de la fenêtre.

[Synthèse vocale] Document 1 Word.

Comme je le disais préalablement, ça fait tout ce que tout ce que j’avais prévu que ça fasse. Évidemment, c’est important de noter que, là, vous entendez une synthèse vocale qui peut être un petit peu, je dirais, robotique, mais vous avez beaucoup de synthèse vocale qu’on peut évidemment venir ajouter, modifier la langue. On peut très bien avoir un lecteur d’écran avec un texte en anglais où on va avoir une synthèse qui va nous parler en anglais. Donc on peut avoir des qualités tout à fait différentes en termes de de voix de synthèse vocale.

Je vous propose maintenant de voir une vidéo dans laquelle Manuel Pereira, qui est responsable du pôle accessibilité de l’AVH (l’Association Valentin Haüy) utilise son smartphone.

Vous avez donc vu Manuel Pereira qui vient d’utiliser son smartphone. Vous avez vu qu’il utilise une technologie embarquée. Pour le coup, mais on peut très bien avoir pour d’autres types de smartphones, des technologies qu’on va aussi venir ajouter. On va pouvoir utiliser d’autres applications aussi en fonction des besoins.

Dans cette vidéo, Manuel nous indique par exemple aussi qu’on a un problème avec les champs non étiquetés lorsqu’on est déficient visuel parce que c’est totalement inaccessible. Je voudrais faire un petit point là dessus. Par exemple, vous avez un site sur lequel vous voulez acheter des billets. J’ai plusieurs types de billets pour une visite quelconque et je peux enlever des billets, ajouter des billets et choisir ma catégorie. Par exemple, une catégorie adulte. Une catégorie enfant. Pour ça, mon lecteur d’écran va restituer les éléments.

Alors il ne les restitue correctement, que si c’est accessible numériquement. Bien sûr, si c’est correctement étiqueté et dans le cas présent, ça n’est pas le cas. C’est ce qu’a expliqué Manuel sur le champ non étiqueté. Ça veut dire qu’à la place de savoir que j’ai un billet adulte qui coûte soixante huit euros et que je peux en ajouter ou en enlever, j’ai pour chacun de ces éléments « non étiquetés », « bouton non disponible », que ce soit pour en enlever ou pour en ajouter. Alors, pour vous faciliter un petit peu, je vous ai fait des moins et des plus juste à côté, mais c’est systématiquement ce qui sera entendu pour chacun de ces boutons. Ce qui veut dire que là, on perd totalement l’autonomie.

C’est impossible pour une personne qui utilise un lecteur d’écran de pouvoir effectivement acheter ses billets. C’est un des points, de Manuel dans cette vidéo.

J’en profite pour vous expliquer aussi un autre point, c’est que on peut avoir des pièges au clavier. Donc lorsqu’on utilise un lecteur d’écran, on utilise le clavier. Ça, je pense que ça y est, vous l’avez compris, si j’utilise le clavier et que je me retrouve dans un bouton, un champ, une zone de liste déroulante, peu importe l’élément, et que je ne peux ni avancer ni reculer, c’est à dire que je ne peux pas passer à l’élément suivant, je ne peux pas passer à l’élément précédent, mais je ne peux pas non plus tout simplement valider mon action. Et bien à ce moment là, je me retrouve dans un piège au clavier. Et donc quand je suis dans ce piège au clavier, c’est impossible de s’échapper, c’est impossible d’avancer, de reculer, on est complètement coincé.

Donc y a qu’une seule solution, en tout cas pour un utilisateur classique de lecteur d’écran, ça va être de quitter et de partir parce qu’on n’ira pas plus loin. Pour un expert, on aurait moyen de se sortir par un curseur spécifique qui pourrait essayer de nous faire sortir, mais en tout cas, on serait on ne pourrait pas vérifier que l’action à l’intérieur se soit correctement déroulée pour l’élément dans lequel on était en piège. Donc, ça, typiquement, c’est les éléments dont nous parlait Manuel tout à l’heure.

Je vous propose de poursuivre cette fois ci avec la démonstration de ce que j’appelle une loupe grossissante d’écran. Je vous ai dit tout à l’heure pour la déficience visuelle, les deux principaux logiciels sont le lecteur d’écran et la loupe. On va voir ensemble deux éléments la partie grossissement et la partie lecteur.

Transcription de la vidéo

Contrairement au lecteur d’écran, un grossisseur va nécessairement modifier les éléments visibles, c’est à dire que on va pouvoir avoir une taille de texte plus importante.

La base dans cet élément là, on va pouvoir continuer à utiliser la souris, venir faire des sélections, avoir des éléments qui vont être visibles et on va pouvoir aussi inverser, par exemple les couleurs de façon à avoir un peu plus de facilité pour les personnes qui auront une photosensibilité, notamment cet élément, on va pouvoir évidemment le grossir jusqu’à un très haut niveau, ce qui fait qu’on perd évidemment les éléments sur l’écran.

C’est pour ça que c’est intéressant d’utiliser le clavier plutôt que la souris pour pouvoir naviguer parmi ces éléments. Sinon, on peut être très vite perdu. Et puis il faut vraiment éviter les mouvements. Je suis désolé de vous faire ça pour vous montrer qu’il faut éviter de faire ces mouvements, sourit, ce qui évite les haut-le-cœur et autres désagréments.

J’espère que vous n’avez pas eu trop de désagréments pour vous montrer effectivement que l’utilisation de grossissement de ce type là, avec ces améliorations, ça peut être tout à fait intéressant de les utiliser. Mais pour savoir les utiliser, il est intéressant d’être bien formé pour pouvoir utiliser plutôt son clavier que sa souris et permettre d’avoir une navigation fluide. Cette navigation fluide. Donc j’ai dit tout à l’heure, sur les couleurs, ça peut être les contrastes, donc des facilités à lire certains contrastes et aussi la photosensibilité. Je ne l’ai pas redit dans cette vidéo, mais je vous l’avais dit en amont.

Je vous propose de passer à une autre étape pour les grossisseur. On peut également, pour certains grossisseur, avoir une lecture. Cette lecture va passer aussi par une synthèse vocale, comme on l’a entendu tout à l’heure avec le lecteur d’écran. Ça veut dire que c’est modifiable aussi au niveau de la voix.

Transcription de la vidéo

[Ingrid L.] Certains grossisseur permettent également d’avoir une fonction lecture lorsque c’est le cas. Évidemment, on va avoir une synthèse qui va lire le texte.

[Synthèse vocale] Formation informatique adaptée à une technologie d’assistance. Apprendre à utiliser un ou des outils de compensation à travers une application Word, Outlook. Omnipage. Cibles utilisateurs et utilisatrices de lecteur d’écran sur PC, d’aide au grossissement de synthèse vocale, de reconnaissance vocale.

[Ingrid L.] J’arrête la lecture à cet instant. Lorsqu’on utilise cet élément, on a toujours un focus qui va nous permettre de savoir où on se trouve. Et puis vous l’avez peut être perçu, une position qui va descendre en fonction de la lecture, ce qui permet d’éviter les va et vient, qu’on pourrait avoir aussi avec la souris. Donc là, ça vous permet de voir tous ces éléments par une fonction lecture.

On va passer maintenant à des technologies d’assistance pour les personnes qui ont des troubles cognitifs.

Des troubles dys par exemple, des troubles de l’attention. On va pouvoir utiliser la reconnaissance vocale, donc utiliser sa voix pour pouvoir utiliser le clavier autrement, ou simplement utiliser des éléments qui vont nécessairement ne pas faire de fautes d’orthographe.

On peut utiliser des correcteurs orthographiques, lecteurs d’écran Éventuellement pour avoir une synthèse vocale qui va lire le texte et un fixateur d’attention par exemple. C’est ce que vous avez sur la gauche ou la droite de l’écran sur lequel en fait, on va faire un focus présent sur l’écran, vous allez avoir un élément, qui va permettre de réduire l’attention sur la partie de l’écran que vous souhaitez. Donc on va foncer des éléments en haut et en bas, et on va pouvoir avoir un focus d’attention sur la partie de l’écran qui va être le plus éclairée.

On évite ainsi aussi la distraction qu’on peut avoir. Par exemple, pour les personnes qui ont un trouble de l’attention. Une cartographie mentale va permettre de mentaliser autrement des éléments, par exemple pour un concept à apprendre ou tout simplement pour réviser des éléments. Encore une fois, je ne suis pas exhaustive sur tout l’ensemble des éléments qui peuvent être utilisés en technologie d’assistance pour les troubles cognitifs, mais je reste sur les éléments les plus importants.

Une petite démonstration de prédiction. Juste à suivre la prédiction de mots, ça permet d’avoir à la fois que je frappe un début de mot, une suite de mots, un mot entier en fait, qui m’est proposé. Cette proposition là, elle permet ensuite d’être choisie. Donc on va avoir un début de frappe, des suggestions, un accord de suggestions.

Transcription de la vidéo

Je commence à taper L apostrophe U T. Trois mots apparaissent utiliser Utilisation. Utilisation deux Je choisis Utilisation. Je continue la frappe D E S et je continue toute seule O U. Et j’ai une proposition. Et ça continue comme ça. systématiquement, je vais avoir une proposition pour chaque mot, pour chaque début de mot tapé. Je peux l’accepter ou je peux continuer. On a vu dans cet exemple là, j’ai continué le D E S. Je n’ai pas choisi de prendre un petit mot, je n’en avais pas besoin pour ce mot là.

Donc là, la prédiction de mot va être utile aussi pour toutes les personnes qui vont avoir des difficultés orthographiques. Ça peut également être utile pour les personnes qui ont des difficultés à la frappe dans le mouvement, qui sont empêchés d’aller vite ou qui ne peuvent taper par exemple qu’à un doigt. La prédiction va être aussi utile pour pour ce type de handicap.

Maintenant, les technologies d’assistance pour les personnes qui ont des troubles moteurs.

On retrouve la reconnaissance vocale. Et cette fois, vous allez avoir une démonstration de la reconnaissance vocale à suivre. Nécessairement, la reconnaissance vocale, ça suppose d’avoir un microphone. On va éviter d’avoir le microphone, par exemple, d’une webcam ou tout simplement de l’ordinateur. Parce que avoir un microphone à proximité de la bouche va permettre d’enlever les bruits ambiants, de focaliser sur sa voix et pas celle des autres, et puis de permettre d’avoir une reconnaissance, la plus proche possible du son.

Si j’ai un problème, par exemple, de diction d’un mot, on va pouvoir faire en sorte aussi que la reconnaissance vocale accepte ce mot par un ajout dans son vocabulaire. Je pense à un mot en particulier qui peut être parfois mal prononcé. « Aéroport » peut se transformer parfois, et si c’est toujours avec la même prononciation comme « aréoport », et bien on peut faire en sorte que le mot soit reconnu en tant que tel.

C’est à dire que ce n’est pas la personne qui va essayer de modifier son mot, elle le dira comme elle le peut et la reconnaissance vocale viendra l’accepter parce qu’on va paramétrer pour que ce mot soit effectivement celui qui s’écrit. Donc on peut aller très, très loin sur la reconnaissance vocale, sur certaine reconnaissance vocale. Elles n’ont pas tous ces possibilités là.

De la même façon, on va pouvoir aussi utilise, d’autres technologies d’assistance comme une barre oculaire. La barre oculaire est une petite barre qu’on va avoir directement sur l’écran. Donc généralement j’ai besoin de regarder l’écran, la barre sera soit au dessus, soit au dessous en fonction de la possibilité de lever de tête. Et avec les yeux, on va pouvoir guider un pointeur. C’est intéressant de l’avoir en complément évidemment d’un clavier visuel qui va permettre à chaque fois d’aller cliquer visuellement sur l’élément et un prédicteur de mots. Donc, ce que je viens de vous montrer juste avant, qui va venir se combiner et permettre avec trois clics de l’œil, par exemple sur B O N, d’obtenir dans les propositions bonjour. Et donc d’aller évidemment beaucoup plus vite sur la frappe.

On peut utiliser des souris sans préhension. Tout type de clavier. Là aussi, je ne suis pas exhaustive, vous vous en doutez bien sur notre petit webinaire, mais vous pouvez avoir dans cette slide là, vous avez l’ensemble le plus souvent utilisé pour des personnes qui ont des troubles moteurs.

Je vous passe tout ce qui est mobilier parce que ce n’est pas une technologie d’assistance et on va pouvoir passer à la suite.

Une petite démonstration de reconnaissance vocale juste avant, je vous redis pourquoi on utilise la reconnaissance vocale? C’est pour écrire autrement, ça pourra être aussi pour piloter autrement une première partie. On est vraiment en reconnaissance vocale. Ça veut dire je remplace mon clavier par la voix, par de la dictée. Donc je vais effectivement dire le texte, je vais pouvoir corriger le texte comme je vous l’ai expliqué il y a un petit instant, mais je vais pouvoir aussi faire ce qu’on appelle le pilotage mettre en forme, basculer, utiliser tous les éléments qui vont être présents à l’écran pour pouvoir interagir complètement avec l’application dans laquelle on va se trouver.

Donc écrire autrement, c’est déjà la première partie la plus importante dans la reconnaissance vocale. Le plus souvent utilisé à la fois pour les personnes qui ont des troubles cognitifs, mais aussi pour des personnes qui ont des troubles moteurs. Pour les personnes qui ont des troubles cognitifs, évidemment, tous les dyslexiques n’ont pas besoin d’utiliser la reconnaissance vocale. Tous les dysorthographiques n’ont pas besoin de l’utiliser.

Pour les personnes qui ont des troubles moteurs, qui sont empêchés d’écrire directement, on va avoir aussi cette possibilité d’utiliser la reconnaissance vocale. Ça peut être aussi lorsque le clavier n’est pas ancré, c’est à dire que le clavier n’est pas connu pour une personne déficiente visuelle. Cette personne va avoir besoin d’utiliser peut être temporairement la reconnaissance vocale pour avoir une frappe qui puisse effectivement lui convenir.

Alors on va regarder cette dictée.

Transcription de la vidéo

Un logiciel de reconnaissance vocale permet d’utiliser la voix, corriger « voix », prendre 1 pour écrire du texte, virgule. Ainsi il remplace l’usage du clavier. Point. Nouveau paragraphe.

Remplacer l’utilisation du clavier est utile pour des personnes ayant des troubles cognitif, virgule, des troubles moteurs, virgule, mais également toute personne qui souhaite augmenter sa productivité à la frappe. Point. En effet, il faut savoir que la reconnaissance vocale est l’un des seuls logiciels dit adapté.

Corriger « dit adapté ». »dit » Corriger ça. Prendre 2. Adapter. Corriger. Adapter. Prendre 1.

qui à l’origine n’est pas prévu pour des personnes en situation de handicap. Virgule.

Il s’agit d’un logiciel grand public qui très rapidement est devenu un logiciel qui a permis de compenser la frappe à de nombreux utilisateurs en situation de handicap. Point. Nouveau paragraphe.

Quelques années plus tard, ce logiciel a inclus ce qu’on appelle le pilotage.

Virgule. Le pilotage, c’est ce qui permet d’utiliser les menus et fonctionnalités des applications dans lesquelles on se trouve. Par exemple, il me permettrait de mettre des mots en gras. Virgule. de modifier toute la mise en forme. Virgule. ou bien encore d’enregistrer. Virgule.

Point de suspension. Sélectionner « les menus et fonctionnalités des applications ». Ceci en gras.

Sélectionner « a permis de compenser la frappe ». Souligner ça. Fin de document.

Au repos.

Donc là où vient de voir une dictée assez complète qui en plus vous explique comment est née la reconnaissance vocale.

Alors c’est ma voix. Je l’utilise, je l’utilise depuis longtemps, donc ma voix est posée, des mots peuvent être effectivement reconnu, mais là, basiquement, je ne fais aucun effort de mots complexes. Si j’avais un mot compliqué qui n’est pas connu par mon logiciel, en l’occurrence, là je pourrais lui apprendre. Ce n’est pas le cas de toute la reconnaissance vocale.

Donc il faut bien choisir la reconnaissance vocale en rapport avec son utilisateur, selon son besoin, selon ses capacités. Ça peut être d’avoir besoin par exemple d’un vocabulaire très technique. On va pouvoir ajouter des éléments, mais si on sait qu’on est, par exemple si on est médecin, on sait qu’on va forcément utiliser des mots très particuliers et donc on va pouvoir utiliser des mots de ce type pour toutes les pour tous les utilisateurs. On va nécessairement avoir aussi son propre vocabulaire, ses tournures de phrases qui vont revenir, sa façon de parler, Tout ça va s’intégrer aussi dans ce profil vocal et va permettre d’avoir la meilleure reconnaissance vocale possible au bout de quelques temps d’utilisation.

Là aussi, comme pour le lecteur d’écran tout à l’heure, comme pour le grossisseur, on a besoin d’un apprentissage. Ça n’est pas en un claquement de doigt, mais c’est tout à fait abordable, y compris pour des personnes qui ont des troubles cognitifs importants. En prenant bien le temps, en travaillant par petites séances, on va effectivement aussi avoir une qualité qu’on qu’on qu’on peut retrouver dans ce que je viens de vous montrer. Donc là on a complètement remplacé le clavier dans cette partie là. Et maintenant je vais remplacer la souris pour la suite. Puisqu’on va avoir maintenant du pilotage.

Transcription de la vidéo

Début du document. Cliquer affichage. Cliquer zoom. Cliquer pourcentage. 180 cliquer OK. 10 en bas. Supprimer la ligne. Insérer avant remplacer. Supprimer la ligne précédente. Annuler ça. Deux en haut. Supprimer la ligne. Sélectionner tout. Cliquer accueil. Cliquer police. Dérouler la liste 3 en bas. Touche entrée. Début de document. Insérer avant « dit », virgule. Annuler ça. 1 à gauche. Virgule. 2 mots à droite 1 en haut, 1 à gauche, virgule.

Dans le pilotage, de la même façon, j’utilise des fonctionnalités, ça veut dire que je sais aussi le nom des fonctionnalités. Donc l’apprentissage ici en pilotage, là c’est moins pour les troubles cognitifs que pour les troubles moteurs. Sur cette partie pilotage parce que je remplace la souris et donc j’ai besoin d’aller sur des éléments particuliers. La fonctionnalité c’est une chose, mais ensuite je dois savoir comment je le déroule, comment je le choisis, comment je valide. Et donc tous ces éléments évidemment, ont besoin aussi d’être appris.

La reconnaissance vocale, c’est vraiment celle qui combine un maximum d’outils et qui va être utile à un maximum de personnes. Je disais tout à l’heure sur les troubles cognitifs, sur les troubles moteurs et puis certains aussi déficients visuels. Donc c’est très, très intéressant.

J’espère en tout cas d’avoir vu cette partie de pilotage.
Et puis je pense qu’on peut tranquillement passer vers les questions.

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