Les clés pour créer du contenu accessible sur les réseaux sociaux – GAAD 2023

Apprenez pratiques et astuces pour rendre votre contenu accessible aux personnes handicapées.
Découvrez les clés de la création de contenu accessible et inclusif !

Ce webinaire a été réalisé le 17 mai 2023 sur Teams.

Vidéo du webinaire

La vidéo du webinaire ci-après est sous-titrée et traduite en LSF.

Transcription du webinaire

Bonjour à toutes et à tous.
Nous allons pouvoir commencer le webinaire sur les clés pour créer du contenu accessible sur les réseaux sociaux.

Introduction

Pour les personnes qui ont besoin des sous-titres :

  • le lien est disponible dans la conversation de cette visioconférence
  • et vous pouvez aussi y accéder depuis l’URL ideance.net/velotypie.

Nous avons aussi deux interprètes en langue des signes.

  • Angèle, qui est présente actuellement,
  • et nous avons Laurène qui la remplacera à tour de rôle.

Si vous vous regardez cette conférence depuis un navigateur et que vous souhaitez agrandir l’encart des interprètes, je vous invite :

  • à passer directement depuis l’application Teams,
  • à la télécharger et passer par cette application,

Un autre point, le webinaire est enregistré.
Pour les personnes qui ne souhaitent pas que leur visage soit rediffusé a posteriori, vous pouvez désactiver votre caméra.

Journée mondiale de sensibilisation à l’accessibilité numérique

Si nous sommes ensemble aujourd’hui,
c’est parce que c’est la GAAD (Global Accessibility Awareness Day).

Ce qui veut dire en français : la journée mondiale de sensibilisation à l’accessibilité numérique.

Officiellement, c’est le jeudi 18 mai, mais ce jour est férié en France.
Puisque c’est férié, peut-être que vous êtes en congé, que vous partez quelque part.

Nous avons donc décidé de le faire le mercredi 17 mai, afin que le plus de monde puisse être présent.

Qui sommes-nous ?

Pour me présenter rapidement, je m’appelle Élisa Greder.
Je suis consultante experte en accessibilité numérique chez Ideance.

Je suis présente sur

Vous pouvez me trouver avec mon pseudo qui est mon nom, Élisa Greder.

Vous pouvez aussi me contacter par mail à l’adresse : elisa.greder@ideance.fr.
Si vous avez des questions suite à ce webinaire, vous pouvez m’écrire.

Il y a aussi Maxime Jannot, qui est un petit peu caché parmi nous.
Il est aussi consultant expert en accessibilité numérique chez Ideance.

Il est aussi présent sur

C’est le modérateur de cette conférence, donc, si vous avez des questions ou des problèmes techniques, n’hésitez pas à les écrire dans le chat.
Il sera là pour vous aider.

Nous travaillons tous les deux chez Ideance, qui est un cabinet de conseil en accessibilité numérique.
Nous faisons de la formation, des audits et sommes tous experts dans le domaine.

Ideance est présent sur Twitter, LinkedIn et YouTube.
Vous pouvez nous contacter :

Pour retrouver toutes ces informations, je vous invite à aller sur le site web en tapant : ideance.net.

Du contenu accessible sur les réseaux sociaux

Nous allons ensemble découvrir les clés pour créer du contenu accessible sur les réseaux sociaux.

Nous avons un temps imparti et donc nous découvrions les grandes lignes.
Je vais essayer de vous donner un maximum de clés pour que vos créations de contenus soient plus accessibles aux personnes handicapées.

Ce webinaire sera rediffusé avec les sous-titres et une transcription.
Il sera publié sur le blog d’Ideance.

J’ajouterai en complément :

  • des liens,
  • des ressources,
  • ainsi que des outils

Du contenu accessible, qu’est-ce que c’est ?

Un contenu c’est :

  • ce qu’on crée,
  • ce qu’on rédige,
  • ce qu’on publie

Par exemple sur les réseaux sociaux, ça peut être :

  • du texte,
  • des liens,
  • des images,
  • des icônes,
  • des vidéos,
  • des podcasts,
  • etc.

L’accessibilité numérique, quant à elle, c’est rendre possible l’accès à l’information et aux fonctionnalités numériques aux personnes handicapées.

C’est rendre beaucoup plus inclusive la société en permettant aux personnes handicapées d’accéder à l’information comme les personnes qui ne sont pas handicapées.

Pour les personnes handicapées

Quand on parle de « handicap », on peut situer plusieurs types de handicaps.

  • Il y a les handicaps physiques,
  • les handicaps sensoriels,
  • les handicaps psychiques,
  • les handicaps cognitifs
  • et les maladies invalidantes.

Tous ces différents handicaps ont des particularités et des besoins différents.
Les personnes ne naviguent pas forcément de la même manière sur le Web.

Les personnes handicapées, sont la plus grande minorité du monde.

Un milliard de personnes dans le monde vivent avec une forme de handicap,
c’est environ 15% de la population mondiale.

Ce chiffre est surement sous-estimé car beaucoup de personnes ne font tout simplement pas reconnaître leur handicap pour X ou Y raisons.

C’est la plus grande minorité du monde et pourtant les personnes handicapées sont souvent peu visibles, notamment dans nos représentations,

  • que ce soit les publicités,
  • les films,
  • les livres,
  • etc.

Pour cause : notre société est un peu empreinte de validisme, ou capacitisme.
C’est une forme consciente ou inconsciente de discrimination et de préjugé auprès des personnes handicapées.

Comment créer du contenu accessible sur les réseaux sociaux ?

L’accessibilité, c’est régi par des règles plutôt simples et qui permettent de garantir une accessibilité à toutes et à tous.

Ces règles et bonnes pratiques concernent, pour les réseaux sociaux :

  • la création graphique,
  • la création multimédia, c’est-à-dire audio et vidéo,
  • ainsi que la rédaction des textes, donc, la rédaction éditoriale.

Comment rendre ses créations graphiques accessibles ?

Nous allons commencer par voir quelques règles et bonnes pratiques sur la création graphique.

Utilisez des contrastes de couleurs perceptibles

Dès que vous publiez un visuel contenant des éléments porteurs d’informations, ceux-ci doivent être suffisamment contrastés pour être lisibles par tout le monde.

Un élément porteur d’informations c’est par exemple :

  • une image avec un symbole, comme un pictogramme,
  • ou tout simplement un texte.

Si vous publiez une story sur Instagram et vous décidez de publier du texte par-dessus une photographie.
Il faut faire attention à ce que ce texte soit suffisamment contrasté.

Par exemple, j’assiste à A11Y Paris et je prends une photographie en direct et je veux la partager à ma communauté.
J’écris sur la photo : « #A11yParis En direct du studio 104 de la radio et de la musique ».

Si je ne fais pas attention, je me retrouve avec un texte peu lisible, comme c’est le cas dans cet exemple avec un texte bleu sur un fond foncé noir/rouge.

Pour vérifier le contraste de cette couleur, on peut utiliser des vérificateurs de contraste.

Ces vérificateurs de contrastes vont nous permettre de sélectionner la couleur de premier plan et la couleur d’arrière-plan.
Ces deux combinaisons de couleurs donneront un ratio de contraste.
Ce ratio est important pour évaluer un contraste.

À savoir, le ratio de contraste minimum est de 4.5 pour les textes (sauf pour les textes gras supérieur à 18,5px et les textes supérieur à 24px).

Pour revenir à notre exemple, si je teste le ratio de ces combinaisons de couleurs,
on constate qu’il est à 1.9. Ce qui est largement en dessous du minimum attendu.

Pour y remédier, je peux par exemple, ajouter un arrière-plan au texte pour le rendre plus lisible.
La couleur sélectionnée en arrière-plan doit être suffisamment contrastée.

Après vérification de la combinaison de ces nouvelles couleurs, j’obtiens un ratio de contraste de 7.2.
C’est supérieur au minimum attendu.

Ce qui est donc parfait, notamment pour les personnes malvoyantes ou pour les personnes dyslexiques qui ont besoin d’un contraste suffisant pour pouvoir convenablement lire.

Renseignez les textes alternatifs à vos images

Nous publions beaucoup d’images sur les réseaux sociaux.

Sur Instagram par exemple, vous publiez une image avec un titre accrocheur pour votre contenu.
Cette image vous la voyez, mais une personne non voyante doit aussi pouvoir accéder à ce qui est écrit dans cette image.

C’est possible grâce aux textes alternatifs.
Une personne non voyante va entendre la description de votre image.

Donc, qu’importe son handicap ou sa situation, il n’y a pas de discrimination à l’information.
Les deux personnes ont accès exactement à la même information.

Pour cette image par exemple, il y a le texte incrusté :

GAAD, Journée mondiale de sensibilisation à l’accessibilité numérique, #A11y

Vous pouvez donc saisir ce texte en texte alternatif.
Depuis les plateformes comme, Twitter ou Instagram, dès la publication de votre contenu.

  • Sur Twitter, il est disponible depuis le bouton « + ALT » apposé à l’image.
  • Sur Instagram, il est disponible lorsque vous créez une publication ou que vous la modifiez dans « paramètres avancés », « écrire un texte alternatif ».

Il ne vous reste plus qu’à saisir le texte et le tour est joué pour rendre cette image accessible à une personne non voyante.

Soyez vigilant pour les images uniquement décoratives.

Lorsque vous publiez une image pour l’esthétique, que celle-ci n’apporte pas de valeur ajoutée, vous pouvez remplir le texte alternatif en indiquant « image décorative ».

De cette manière, une personne qui navigue avec un lecteur d’écran entendra que cette image est décorative.
Elle saura qu’il n’y a pas d’information dans ce contenu.

Le risque de ne pas indiquer de texte alternatif même quand l’image est décorative sur les réseaux sociaux, est que l’application va en générer un texte alternatif d’elle-même.

Souvent, ce qui va être écrit, c’est :

Cette publication ne comporte pas de texte alternatif.

Une personne aveugle ne saura pas si vous aviez oublié de mettre un texte alternatif à votre image ou si cette image est décorative.

Pour procurer moins de doutes, renseigner le texte alternatif à chaque fois que vous publiez une image sur les réseaux sociaux.

Comment rendre ses créations de vidéos et d’audios accessibles ?

Passons maintenant aux règles et aux bonnes pratiques concernant la création de vidéos et d’audios, donc la création de multimédia accessible.

Ajoutez des sous-titres

Une règle très importante, le sous-titrage.

Dès que vous publiez une vidéo avec des dialogues, publiez des sous-titres pour que les personnes sourdes et malentendantes puissent accéder aux contenus et en profiter.

Attention, ces sous-titres doivent être lisibles et visibles, donc faites attention :

  • aux contrastes de couleurs de ces sous-titres si vous les créez,
  • et au niveau de l’animation des sous-titres, veillez à ce que ce soit visible et pas seulement des mots à impact qui défilent très vite et pour lesquels il est difficile de lire.
Créez des audiodescriptions

L’audiodescription, c’est le même principe, cela concerne les vidéos mais ce n’est pas pour les mêmes personnes ni les mêmes besoins.
C’est pour les personnes aveugles ou malvoyantes afin qu’elles puissent également profiter pleinement des contenus.

Si vous avez une vidéo avec un texte incrusté ou une action qui est uniquement visuelle, l’audiodescription sera une alliée pour vous permettre de rendre sonore ce qui est uniquement visuel.

C’est donc à implémenter pour les vidéos qui contiennent ce type de contenus.

Utilisez des effets d’animation prudemment

Les changements brusques de luminosité et les effets de flash, c’est des choses qu’on peut voir parfois dans les vidéos virales sur les réseaux sociaux.
Certaines vidéos peuvent défiler très vite avec un nombre d’images impressionnant.

Tout cela, c’est dangereux pour les personnes qui sont épileptiques, notamment les personnes qui ont une épilepsie photosensible pour qui le changement de luminosité brusque ou les flashs peuvent déclencher une crise d’épilepsie.

Quand vous créez des animations, il faut être conscient de ça et ne pas en abuser.
Si vous avez le moindre doute, il y a des outils pour vérifier s’il y a des problèmes d’accessibilité, que je vous fournirai (ci-dessous).

Et si vous n’avez pas le choix, d’avoir des effets d’animations brusques, il faut l’indiquer.
Un petit peu comme au cinéma, quand il est indiqué :

Certains effets peuvent déclencher des crises d’épilepsie.

Mais dans l’idéal, les effets à risques sont à proscrire.

Comment rendre ses textes accessibles ?

Ensuite nous allons aborder des règles et des bonnes pratiques concernant la rédaction éditoriale, donc la rédaction de texte, accessible.

N’utilisez pas de typographies fantaisie

Les typographies fantaisie, c’est quelque chose que l’on voit beaucoup sur les réseaux sociaux.
C’est des typographies qui peuvent être avec une police gothique, italique ou en gras.

Égalité des chances écrit avec 3 polices fantaisie différentes.

Ces polices fantaisie ne sont en général pas des polices disponibles sur les plateformes.
Elles sont générées sur un site externe puis copiées-collées sur le réseau social en question.

Le problème, c’est que les lecteurs d’écran ne peuvent pas identifier les caractères de ces polices d’écriture et les ignorent. Parce que ces polices d’écriture ne sont pas réellement des polices conventionnelles.

Dans d’autres cas, les lecteurs d’écran, vont générer un bruit incompréhensible.
Ce bruit incompréhensible, ce sont souvent des paragraphes assez impressionnants de caractères mathématiques.
C’est ces caractères mathématiques qui créent l’aspect de ces textes fantaisie.

Pour rendre vos posts accessibles, il faut utiliser les options de formatage disponibles dans les plateformes.
De cette manière, tout le monde pourra accéder à votre contenu, il ne sera pas ignoré ou retranscrit d’une manière étrange.

Ne véhiculez par l’information uniquement par des émojis

Les émojis, ce sont de petites icônes qui possèdent un texte qui les représente (une métadescription).
Ce texte va être lu par les personnes qui utilisent un lecteur d’écran, et selon les plateformes et les navigateurs, les émojis n’ont pas toujours la même définition.

Par exemple, cet émoji 🏚️ est en majorité défini comme « maison abandonnée ».
Sur certaines applications et navigateurs, la signification va être différente.

L’émoji peut aussi signifier « construction de maison » ou encore « maison en ruine ».

C’est important de savoir ça : il ne faut pas compter sur les émojis pour que votre message soit construit et clair parce qu’on sait que, d’une plateforme à l’autre, la signification n’est pas du tout la même.

De plus, il faut faire attention à ne pas abuser des émojis.
Il faut éviter de mettre trois, quatre, cinq, six émojis à la suite car le risque, c’est que les métadescriptions de ces émojis perturbent votre message global lorsqu’il est lu par un appareil ou un programme d’assistance.

Ils doivent être utilisés avec parcimonie.

Pour ce lot de trois émojis 🙌🏽, le lecteur d’écran va dire :

Main levée, peau légèrement matte, main levée, peau légèrement matte, main levée, peau légèrement matte.

Ce qui peut être rébarbatif et qui peut noyer votre message.

Un petit point sur les émojis qui utilisent des couleurs de peau différente.
C’est vraiment super pour la diversité mais à utiliser avec parcimonie car ils sont encore plus longs à écouter.

Rédigez une transcription

C’est une version textuelle d’un enregistrement audio ou vidéo.

Les transcriptions textes sont un complément excellent pour les contenus uniquement audios comme les podcasts, notamment aussi pour les vidéos.

Dans une transcription, vous pouvez renseigner :

  • les dialogues,
  • les voix off,
  • les textes incrustés,

C’est utile aux personnes sourdes ou malentendantes et aux personnes malvoyantes ou aveugles, notamment en l’absence d’audiodescription.

Écrivez vos hashtags en bosses de chameaux

Une bonne pratique concernant la publication de contenus sur les réseaux sociaux, c’est d’écrire ses hashtags en bosse de chameau.

C’est-à-dire mettre de mettre en majuscule la première lettre de chaque mot de votre hashtag qui contient plusieurs mots.

Cette méthode est aussi appelée Camel case, elle consiste à mettre une majuscule au début de chaque mot.

Cela aide un lecteur d’écran à identifier des mots séparés et lui permettre de prononcer correctement le hashtag.
C’est une pratique facile à suivre et qui permet un gain d’accessibilité conséquent.

les fonctionnalités d’accessibilité disponibles dans les plateformes

Petit point sur les fonctionnalités d’accessibilité disponibles dans les plateformes les plus courantes, comme :

  • Twitter,
  • Instagram,
  • Pinterest,
  • Facebook,
  • LinKedIn
  • Et TikTok.
Les textes alternatifs

Les textes alternatifs, c’est une option qui est présente dans les plus grandes plateformes qui permettent de publier des photos.
Cette option va nous permettre de décrire nos images.

Sur Twitter, sur Instagram, Pinterest, Facebook et LinkedIn, dès que vous publiez une image, vous avez l’opportunité de la décrire de manière informative si c’est une image informative, et d’indiquer si elle est décorative lorsque c’est le cas.

Convertir un texte en audio

TikTok propose une synthèse vocale.
Elle vous permet d’écrire un texte et de rendre ce texte sonore.

C’est une excellente chose qui nous permet de rendre nos vidéos plus accessibles aux personnes non voyantes en rendant sonores tous les textes qui sont à l’écran et aussi, pourquoi pas pour faire de l’audiodescription.

C’est plutôt une fonctionnalité d’accessibilité assez chouette à utiliser pour faire gagner en accessibilité les vidéos.

Avertissement pour les animations à risque d’épilepsie photosensible

Ensuite, toujours sur TikTok, nous avons un interrupteur et avertissement d’épilepsie photosensible.
Option que je vous invite à cocher.

Lorsque vous créez du contenu, si votre contenu contient des effets potentiellement à risque pour des personnes qui ont de l’épilepsie photosensible, l’application va avertir.

Attention, ce que vous créez peut potentiellement déclencher des crises d’épilepsie.

C’est une excellente option pour faire attention à vos contenus lorsque vous créez des vidéos a avec des effets.

Le sous-titrage automatique

Aussi, c’est une excellente chose.

Sur Tik Tok et sur YouTube, c’est présent.
L’application va générer d’elle-même vos sous-titres et vous permettra de les corriger.

Sur Instagram, c’est à demi-présent.
Ce n’est pas top parce que, vous ne pouvez pas corriger vos sous-titres et franchement, ils ne sont pas toujours très bons. Ils sont même régulièrement mauvais et de plus, ce n’est pas disponible dans les stories.

Sur Instagram, il faut vraiment penser à créer du contenu qui contient déjà des sous-titres incrustés car vous ne pouvez pas compter sur la plateforme pour vous aider sur cela.

Et, donc, en parlant de sous-titrage, je vous invite à aller consulter le webinaire qui débute à 16h de mon collègue Steven qui vous donnera toutes les clés pour créer du contenu vidéo sous-titré, de manière simple sur YouTube.

C’est super. Sur les réseaux sociaux, aujourd’hui, on publie énormément de vidéos et les sous-titres sont très importants.

Il ne faut pas les oublier.

Mémo

Je crois que je suis allée très vite, je suis désolée… !

Donc, pour faire un petit mémo de la création de contenu accessible :

  • Utilisez des polices qui soient lisibles.
    Oubliez les polices fantaisie qui permettent de faire des écritures gothiques ou ce genre de choses car elles ne seront pas lues par les lecteurs d’écran.
  • Renseignez un texte alternatif pour vos images.
    Pour vos images décoratives, indiquez que c’est une image décorative.
    Pour les images riches d’informations, décrivez les pour indiquer ce qu’elle contient, que ce soit du texte ou une photographie porteuse de sens.
  • Utilisez des couleurs de texte contrastées avec un ratio minimum de 4.5.
    Veillez au contraste de vos couleurs en les testant quand vous pouvez, le mieux, c’est tout le temps. Vous verrez que, à l’œil, sur les réseaux sociaux, on se dit : au mieux, on met un gris foncé sur blanc et ça passe. En bref, faites attention au contraste de vos couleurs.
  • Dès que vous créez une vidéo, pensez aux sous-titres.
    Une vidéo qui a des dialogues doit avoir des sous-titres pour être accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
  • Pour les vidéos qui ont du contenu visuel, du texte incrusté, pensez à l’audiodescription pour les personnes aveugles ou malvoyantes.
  • Écrivez une transcription textuelle pour les contenus audios, les podcasts, par exemple, et pour les vidéos qui contiennent des informations telles que du texte incrusté ou des interactions uniquement visuelles.
    Pour permettre aux personnes qui sont malentendantes ou sourdes, ainsi qu’aux personnes malvoyantes et aveugles, d’avoir accès à tout ce qui se passe, à toutes les informations.
  • Et créez des animations sans effet de flash pour éviter de déclencher des crises d’épilepsie aux personnes photosensibles.

RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité)

Ces règles et ces bonnes pratiques ne sortent pas de nulle part.
Elles viennent du Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité, le RGAA.

Ce sont des standards simples permettant de garantir l’accessibilité au plus grand nombre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces règles et ces critères, vous pouvez vous rendre directement sur l’URL accessibilite.numerique.gouv.fr.
C’est le site officiel où vous retrouverez tous ces standards.

Ressources d’accessibilité numérique

Pour avoir des ressources d’accessibilité numérique, sur notre site Ideance, il y a un lien ressources d’accessibilité numérique où l’on met beaucoup de ressources sur divers sujets, que ce soit :

  • le design,
  • le développement,
  • la contribution,
  • la législation sur le domaine de l’accessibilité numérique,

Vous pouvez donc aller y faire un tour.

Vous trouverez aussi énormément d’outils divers et variés sur l’accessibilité numérique.
C’est une petite mine d’or pour avoir des infos et des outils.

Une société inclusive

Au-delà du sujet pur et dur de l’accessibilité, il y a aussi le sujet de l’inclusion.

En créant du contenu accessible, c’est aussi donner la possibilité d’avoir une société plus inclusive, qui vise à répondre aux besoins de tous les individus indépendamment de leurs capacités, de leurs différences.

Créer des contenus inclusifs, c’est innover pour toutes et tous.

A11Y

L’accessibilité numérique sur les réseaux sociaux, c’est aussi une communauté qui est présente et bienveillante sous le hashtag #A11Y.

A11y ça vient du mot « accessibility », accessibilité mais en anglais..
La première lettre A et la dernière lettre Y, et entre ces deux lettres 11 lettres qui font le mot « accessibility », donc A11Y.

Merci !

J’ai fini, je crois que j’ai eu un débit de parole assez conséquent, j’espère que tout le monde a pu suivre. J’étais un petit peu stressée, alors j’ai eu des petits moments d’absence… J’espère que ça vous a plu, et si vous avez des questions, Maxime, je t’écoute pour me les donner.

Maxime Jannot : Merci Elisa. Il me semble que tu as été très claire. Pour le moment, on n’a pas eu de question. Là, je vois juste une question qui était pour le numéro d’un critère RGAA, mais… Ça dépend du sujet, en fait.

Élisa Greder : Peut-être sur le multimédia…

Élisa Greder : Mince, je crois que la slide a sauté… Je ne suis pas une conférencière au point, je crois ! Le dernier critère RGAA que j’ai donné…

Maxime Jannot : Je l’ai vu passer dans un de tes slides…

Élisa Greder : Rédiger une transcription ?

Maxime Jannot : Si c’était pour les couleurs de contraste, c’est le ratio qui doit être de 4.5, et du coup, en termes de critère, ça va être le 3.2.

Élisa Greder : Exactement.

Maxime Jannot : Pour tester le contraste sur mobile, y a-t-il un outil ?

Élisa Greder : Oui. Il y a un outil qui existe sur mobile. Je n’ai plus le nom en tête, je vais le mettre dans l’article de blog que je vais faire où il y aura le replay de ce webinaire. Il n’est pas super à utiliser, peut-être que c’est pas mal d’aller sur un navigateur, mais je vais vous le donner quand même. Mais je ne l’ai plus de tête… Je vais essayer de le trouver là rapidement.

Maxime Jannot : Marie, dans le chat, parle d’accessibilité scanner sur Androïd, est-ce que ça ne serait pas celui-là ?

Élisa Greder : C’est fort possible que ce soit ça. On m’avait donné le nom… mais comme j’ai une mémoire des noms qui n’est pas super, j’ai oublié. Un outil pour tester les effets d’animation, ça m’intéresse beaucoup… Oui, là, c’est pareil, je suis désolée, j’ai une mémoire de poisson rouge ! Mais, sur Ideance, je sais que, dans nos ressources, on l’a indiqué. Je vais aller rapidement le chercher. Hop. Je vous le mets, du coup, dans le lien de la conversation. Tester les animation : le lien de l’outil.

Maxime Jannot : Parfait.

Élisa Greder : J’ai vu une autre question…

Maxime Jannot : Oui, il y en a deux qui viennent d’arriver. Une d’Adeline : quels seraient les outils de vérification de l’accessibilité pour Workplace et Canva ?

Élisa Greder : Workplace, je ne suis pas sûre de savoir en quoi ça consiste, c’est peut-être de la création d’image. Canva, je sais que ça génère principalement de l’image. Dans ce cas-là, veillez aux contrastes des couleurs de ces images avec des outils permettant de sélectionner la couleur d’arrière-plan et de premier plan, en vérifiant que c’est un ratio de contraste d’au moins 4.5 pour les textes. C’était ça, la question ?

Maxime Jannot : On a aussi une question qui concerne LinkedIn pour savoir s’il est possible d’indiquer si une image est seulement décorative, illustrative ?

Élisa Greder : Eh bien, non, il n’y a pas de petite case à cocher qui permet d’indiquer que cette image est décorative. C’est pour ça qu’il vaut mieux renseigner directement l’alternative en indiquant soi-même « image illustrative » ou « décorative », sinon, LinkedIn va indiquer aux personnes qui naviguent avec un lecteur d’écran que vous n’avez pas rempli d’alternative textuelle, ce qui peut générer des questionnements, donc, pour LinkedIn, il vaut mieux indiquer manuellement que c’est décoratif.

Maxime Jannot : D’accord. Il a l’air d’y avoir une question qui revient qui est : est-il possible de revenir sur la fonction de Tik Tok sur l’avertissement d’épilepsie photosensible ?

Élisa Greder : Oui. C’est totalement possible. Je vais me remettre, encore que la slide n’était pas forcément très informative parce qu’il n’y avait que le nom et le logo Tik Tok… Mais, du coup, cette fonctionnalité, si vous l’enclenchez, quand vous l’activez dans les paramètres d’accessibilité de l’application, vous activez les avertissements d’épilepsie photosensibles lorsque vous allez créer du contenu, par exemple votre vidéo, c’est en réalité quinze images, et ces quinze images, vous les rythmez à un certain rythme qui peut être dérangeant pour les personnes photosensibles, l’application, puisque vous avez coché cette fonctionnalité, va vous indiquer, vous avertir que vos effets contiennent des effets qui peuvent déclencher une crise d’épilepsie. En plus de ça, côté utilisateur de l’application, lorsqu’on coche cette fonctionnalité, toutes les vidéos pouvant avoir des effets dérangeants, voire plus que dérangeants, qui peuvent déclencher des crises d’épilepsie, l’application va nous avertir avant avec un petit bandeau que cette vidéo contient des effets problématiques. Voilà ce que je peux vous en dire.

Maxime Jannot : Alors, une autre question : y a-t-il des bonnes pratiques concernant l’utilisation des émojis ?

Élisa Greder : Des bonnes pratiques concernant l’utilisation des émojis ? Oui, totalement. Je pense même que j’ai dû parler un peu trop vite quand j’ai passé le sujet, mais des bonnes pratiques, c’est, du coup, de ne pas véhiculer un message uniquement à travers des émojis puisque les émojis vont avoir une signification différente d’une plateforme ou d’un navigateur à l’autre. Donc, déjà, veiller à ça. Votre message, votre information doit être compréhensible sans émojis. Second point, c’est de faire attention à utiliser des émojis avec parcimonie et de ne pas en abuser parce qu’à l’écoute, ça va être inaudible, ça va être un capharnaüm et on ne comprendra pas le sujet principal de votre message puisque les émojis vont noyer l’information. Et une troisième bonne pratique, c’est de ne pas créer, un peu comme il y avait le Ascii Art, on va créer des choses avec des parenthèses etc. On va éviter de créer un dessin avec des émojis parce que ce n’est pas accessible comme ça. J’ai déjà vu des choses comme ça.

Maxime Jannot : Pour continuer avec les émojis, y a-t-il un emplacement à privilégier, en fin, en début de phrase ?

Élisa Greder : Oui, l’endroit préférable, ce serait en fin de phrase pour que l’émoji, si c’est un émoji qui est un peu particulier, ne soit pas forcément lu en premier, et que la réelle information soit lue en premier par un lecteur d’écran. C’est l’idéal. En tout cas, c’est l’idée populaire. Après, ce serait intéressant d’avoir plusieurs retours de personnes qui utilisent des lecteurs d’écran pour avoir un avis encore plus fondé, mais c’est vrai que, si vous mettez en fin de phrase, il y a quand même beaucoup de chances que ce soit plus clair.

Maxime Jannot : OK. Il me semble qu’on a fait le tour des questions. Si d’autres personnes ont encore des questions, c’est le moment parce qu’il nous reste encore un petit peu de temps.

Élisa Greder : J’en profite pour remercier nos deux interprètes LSF qui, j’espère… j’ai dû speeder, je suis désolée ! Et pareil pour les personnes qui font les sous-titres ! Je ne vous vois pas mais je pense à vous, j’espère que ça a été ! Et j’espère que, pour les personnes qui sont présentes à la conférence, vous avez apprécié et que vous avez appris quelques petits trucs que vous allez pouvoir reproduire dans votre création de contenus.

Maxime Jannot : Les retours sont très positifs en commentaires, Elisa, rassure-toi !

Élisa Greder : Il y a un moment où j’ai eu un coup de stress… Merci. Je suis contente si vous avez pu apprendre certaines choses. De toute façon, le webinaire sera en replay, vous pourrez le regarder en vitesse moins rapide ! Et vous aurez toutes les infos que j’ai publiées, que je vous ai partagées aujourd’hui. Vous pourrez les regarder tranquillement. Eh bien… Ah, « j’ai une question sur le texte dans les images »… Je vous écoute… A bientôt Claire et bonne fin de journée à ceux qui se déconnectent.

Maxime Jannot : En cas de texte sur une image, ce qu’on conseillerait, c’est de compléter l’alternative ? En cas de texte incrusté dans une image.

Élisa Greder : Oui, voilà, ce serait de reprendre le texte incrusté dans l’image et de le renseigner dans l’alternative. Normalement, s’il n’y a pas d’alternative renseignée, le lecteur d’écran Jaws ou Voice Over ne lira pas cette image. Effectivement, si, par contre, l’information de cette image est déjà reprise dans votre texte, dans ces cas-là, vous pouvez considérer votre image comme décorative puisque le texte ou le titre par exemple est déjà repris dans le contenu. Eh bien, ça me semble tout bon. J’ai l’impression qu’il n’y a plus de question.

Maxime Jannot : Du coup, on va pouvoir retrouver Steven à 16h.

Élisa Greder : Oui. Pour « et si sous-titrer n’était pas si compliqué ? », il vous permettra de créer des vidéos sur les réseaux sociaux avec des sous-titres, donc plutôt top ! Merci à tous, merci aux interprètes, merci aux personnes qui ont fait les sous-titres et merci à vous d’avoir été présents. Merci Maxime.

Maxime Jannot : Bonne journée, au revoir.

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